Préserver le vivant au Paraguay

l'agriculture intensive au Paraguay

On critique beaucoup l'agriculture au Paraguay, mais ce pays est aussi un des pionniers du semis direct en Amérique du sud : une technique où l'on sème sans jamais labourer. (On n’est même pas foutus de faire ça en Europe à grande échelle, on préfère y aller avec des charrue énorme.)

On fait aussi un cycle de blé ou autre : on récolte seulement les graines, et les tiges de blé sont écrasées au sol, donc les mauvaises herbes sont étouffées.

Résultat ? Le sol est protégé de l’érosion, garde son humidité naturellement et reste beaucoup plus fertile et vivant. (On mais aussi beaucoup moins de fertilisant , malheureusement encore beaucoup de désherbant )


Le gros problème, comme partout dans le monde, c’est la monoculture et l’ultra-productivité. Ils enchaînent jusqu’à trois récoltes par an (soja, blé, maïs). C’est là que, oui, les outils OGM et pesticides des grandes firmes sont une réalité — et presque obligatoires pour de tels rendements.

Spécialement pour le soja, mûri et séché chimiquement dans les champs (sinon on ne pourrait jamais faire trois cycles de culture).


Mais ces outils viennent des laboratoires d’Europe et des États-Unis, tous créés par notre propre système.

Avant de juger, regardons un peu ce qui se passe dans nos propres champs : la folie agroalimentaire ne vient pas du Paraguay, mais de la productivité ultra-capitaliste et de sa philosophie.


En définitive, le Paraguay n’est pas un pays plus intensif en OGM ou en produits chimiques qu’un autre. Il bénéficie simplement d’un climat favorable, qui permet de faire jusqu’à deux récoltes par an ou 3 a grand coup de chimiques, grâce à l’humidité naturelle du pays et, bien sûr, à l’usage des outils agricoles modernes.


Le Paraguay possède d’ailleurs une réglementation environnementale : on doit normalement conserver au moins 25 % de forêt native sur chaque exploitation. C’est cette règle qui, longtemps, n’a pas été respectée — aujourd’hui le Paraguay tente de corriger et de la renforcer.


Comme dans toute l’Amérique du Sud, le véritable problème reste la déforestation. Le Paraguay a effectivement beaucoup trop déboisé pour créer d’immenses exploitations agricoles, mais cette réalité est partagée par l’ensemble du continent sud-américain, où les sols sont naturellement fertiles .


Et finalement, les plaines céréalières d’Europe ou d’Amérique du Nord ne valent guère mieux : mêmes monocultures, mêmes engrais, mêmes firmes, mêmes logiques de rentabilité. Ce n’est donc pas un problème spécifiquement paraguayen, mais un modèle agricole global.


Certaines régions du Paraguay, notamment celles où les sols sont plus caillouteux et sablonneux, restent peu adaptées aux grandes cultures et se tournent plutôt vers l’élevage extensif. Ce sont ces zones, qui attirent ceux qui cherchent à s’éloigner des grands bassins de soja, de maïs et de blé — même si, en réalité, ces cultures sont désormais présentes un peu partout dans le pays. Et sur surtout les petits agriculteurs font de même ! Il cherche tous a faire du rendements.


Beaucoup des petits agriculteurs au Paraguay travaillent avec leurs petites machines à main sur de la plantation directe, et ensuite nettoient à la binette. Il y en a même qui plantent encore en semis direct avec des machines tirées par des chevaux ou des bœufs (bonjour les grosses machines). Pour la première raison, ils cherchent à refroidir le sol, contrairement à l’Europe où on cherche à chauffer le sol avec du labour pour pouvoir planter le plus tôt possible au printemps. Ici, ils ont besoin de protéger la terre des grosses pluies, qui entraînent beaucoup trop d’érosion.

J’ai un pote qui est responsable d’un ranch de 5000 hectares ici au Paraguay, avec 40 ans d’expérience dans tous les climats du pays. Il a plusieurs ingénieurs agronomes sur le domaine et aussi un vétérinaire. Il fait une récolte de soja par an et, le reste du temps, de l’élevage en rotation sur le même espace. Pour lui, le semis direct ou la plantation à la volée lui a permis de modérer les consommations excessives de désherbants et autres produits, qu’il cherche même à éliminer complètement, sauf pour quelques traitements en cas de maladies ou d’insectes qu’ils n’ont pas pu gérer par anticipation. Il travaille beaucoup avec des engrais verts : le navet fourrager, le millet perlé et la “rousti sinci”, les trois piliers de l’agriculture de conservation et de la fertilisation organique au Paraguay. Ces engrais verts créent des racines profondes qui laissent des canaux d’irrigation. Ils ont éliminé au maximum le sous-solage pour laisser la terre s’améliorer en profondeur. Il font  le plus possible de rotation de culture et  utilise aussi ces engrais verts comme fourrage. C’est encore plus important car il fait pâturer les animaux sur la même terre en rotation, et il veut préserver le maximum d’humus dans ses pâturages pour renouveler l’herbe le reste de l’année. Il utilise les vaches et leur bouses  pour la fertilisation des sols et la transformation par les bactéries en s'appuyant sur la biodiversité du sol et En utilisant des cloture démontable , pour laisser jamais plus d'une journée les vaches sur le même endroit et faire du pâturages intensif . Qui permet un repousse plus égal et rapide et une  fertilisation naturel. Et  l’hiver un maximum de produits bio pour limiter les traitements en été.
Voici ton texte corrigé pour l’orthographe et la syntaxe, sans modifier le contenu ni le style, comme demandé :

Il utilise encore du glyphosate pour préparer le semis de soja. Le glyphosate tue les engrais verts, permettant à cette masse végétale, en surface et en profondeur, de se décomposer pour servir d’engrais naturel. Cela favorise la fertilisation du soja tout en réduisant, voire en éliminant, l’apport d’engrais chimiques si le processus est bien maîtrisé. De plus, le navet fourrager enrichit le sol en azote.

Bien sûr, ils ne font qu’une récolte de soja par an à la bonne époque, avec de bons rendements. Depuis presque 25 ans, ils ont cette philosophie, et l’estancia est rentable depuis tout ce temps.

Il y a effectivement des estancias axées sur le rendement, qui font trois récoltes et qui travaillent avec Monsanto, mais pas que !

Et non, le semis direct n’est pas, par définition, plus consommateur de pesticides. Ça dépend de la philosophie du planteur et de sa mégalomanie de l’argent facile.

L’idée que le non-labour ou semis direct entraîne systématiquement une plus grande dépendance aux pesticides est une simplification excessive. Voici pourquoi :

1. La gestion des adventices (mauvaises herbes)

Le labour enterre profondément les graines d’adventices et détruit les plantes déjà en place. C’est un moyen de lutte mécanique très efficace à court terme.
(Semis direct ) Sans labour, la gestion des adventices repose davantage sur :
Les herbicides : Oui, l’utilisation d’herbicides (notamment totaux comme le glyphosate) pour détruire la couverture végétale avant le semis est souvent une composante clé. Cela peut donner l’impression d’une plus grande consommation.
Les couverts végétaux : Les agriculteurs en semis direct utilisent souvent des couverts végétaux (engrais verts) qui, par leur compétition, étouffent les adventices.
La rotation des cultures : Une rotation diversifiée casse les cycles des adventices.
Le paillage : La présence des résidus de la culture précédente en surface forme un paillis qui empêche la levée des adventices.

Conclusion partielle: Un système en semis direct mal géré, qui repose uniquement sur les herbicides, pourra effectivement être plus consommateur. Mais un système bien pensé (avec couverts, rotation, paillage) peut réduire, voire supprimer, le besoin en herbicides sur le long terme.

2. La gestion des maladies et des ravageurs

(Le Labour:) En retournant la terre, le labour enterre les résidus de culture porteurs de maladies, limitant ainsi leur propagation. Il peut aussi déranger les cycles de vie de certains ravageurs dans le sol.
Semis direct : Les résidus en surface peuvent favoriser certains pathogènes qui survivent sur ces résidus. Cela peut potentiellement augmenter le besoin en fongicides.
Contre-argument: La vie biologique du sol est plus riche en semis direct (vers de terre, champignons, bactéries). Cette biodiversité peut créer un effet de régulation naturelle et suppressive contre les pathogènes, réduisant le besoin d’interventions.

Le vrai facteur déterminant : la conduite du système

La consommation de pesticides dépend bien plus de la philosophie de gestion globale de l’agroécosystème que de la seule technique de travail du sol.

1 Agriculture de Conservation des Sols (ACS): Le semis direct est souvent l’un des trois piliers de l’ACS, avec les couvertures végétales permanentes et la diversification des rotations. Dans ce cadre, l’objectif est de créer un système équilibré et résilient qui minimise les intrants de synthèse. Un adepte de l’ACS cherchera à réduire au maximum l’usage des pesticides.
2. Semis direct “simplifié”: Si un agriculteur passe en semis direct sans changer ses autres pratiques (rotations courtes, pas de couverts végétaux), il va en effet compenser l’absence de labour par un recours accru aux herbicides, ce qui peut le rendre plus consommateur.

Conclusion

Non, le semis direct n’est pas intrinsèquement et par définition plus consommateur de pesticides que le labour.

À court terme et dans un système peu réfléchi, la transition vers le semis direct peut entraîner une hausse de l’usage des herbicides.
À moyen et long terme, dans un système bien conçu (type Agriculture de Conservation des Sols), l’objectif est de réduire l’usage de tous les intrants, y compris les pesticides, en s’appuyant sur les processus biologiques naturels.
En résumé ,c’est la compétence de l’agriculteur et la cohérence de son système global qui déterminent la consommation de pesticides, bien plus que le choix du labour ou du non-labour.

Instructions si vous trouvez un bébé opossum

ATTENTION – Vous avez trouvé un bébé zarigüeya (mykurẽ) ? En français Opossum


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⚠️ ATTENTION – Vous avez trouvé un bébé zarigüeya (mykurẽ) ?


Informations essentielles pour le sauver correctement


Les bébés zarigüeyas sont très fragiles.

La majorité des décès ne sont pas dus à un manque de nourriture, mais à une alimentation ou une manipulation inadaptée.

Merci de lire attentivement avant d’agir.


🍼 Alimentation selon l’âge


🔹 Bébé très petit (sans dents, yeux fermés ou à peine ouverts)


Nourrir uniquement avec :

– lait maternisé pour chaton, ou

– lait de chèvre, ou

– lait sans lactose.


❌ Ne jamais donner de lait de vache : il provoque des diarrhées graves et souvent mortelles.

Donner avec une petite seringue (sans aiguille), éventuellement avec un embout souple.

Position : ventre vers le bas, légèrement incliné, comme lorsqu’il tète dans la poche de sa mère.

Donner lentement, goutte par goutte.

⚠️ Ne jamais nourrir un animal froid.


🔹 Bébé avec des dents


Lorsqu’il commence à avoir des dents, il peut commencer une alimentation solide, en complément.


🍗 Poulet bien cuit uniquement

– Jamais cru (risque bactérien).

– Idéalement avec l’os ou de la viande collée à l’os (source de calcium).

❌ Ne pas donner de viande de bœuf.


🥚 Œuf cuit

– Œuf dur ou bouillie d’œuf avec lait cuit.

– Ajouter la coquille d’œuf très finement broyée (apport en calcium).

– Cette préparation peut être conservée au réfrigérateur et donnée en petites portions.


🥗 Besoins nutritionnels


Les zarigüeyas ont besoin d’une alimentation riche en calcium et en phosphore.

Ces éléments sont indispensables pour un développement sain et solide.


🍎 Autres aliments


🍎 Fruits

Autorisés, mais avec modération. Les fruits sont comme des friandises. En excès, ils rendent les animaux malades.


🐞 Insectes (très importants)

Cafards, grillons, escargots, vers de terre, etc.


⚠️ Règles importantes

– Tuer soi-même les insectes (en les écrasant).

– ❌ Ne jamais utiliser d’insecticides.

– ❌ Ne pas donner d’insectes trouvés morts (risque de poison).

– 🐌 Les escargots sont excellents grâce au calcium contenu dans leur coquille.


🔥 Chaleur corporelle


Maintenir l’animal au chaud en permanence.

Utiliser une bouillotte ou une bouteille d’eau chaude enveloppée dans un tissu.

❌ Éviter les lampes ou ampoules directes : ce sont des animaux nocturnes, la lumière les stresse et les perturbe.


⚠️ Manipulation et libération


Manipuler le moins possible, uniquement ce qui est nécessaire.

❌ Ne pas les élever comme des animaux de compagnie.

Un animal trop manipulé ne pourra plus être relâché dans la nature.

👉 Il est fortement recommandé de consulter des personnes expérimentées pour l’alimentation correcte, les soins et la préparation à la remise en liberté.


🌿 Pourquoi la zarigüeya est essentielle à l’écosystème du Paraguay


La zarigüeya (mykurẽ) est un animal clé de nos forêts, champs et zones rurales au Paraguay. Discrète et nocturne, elle joue un rôle fondamental dans l’équilibre naturel.


🐜 Régulation des insectes et nuisibles

Elle consomme insectes, cafards, larves, escargots et petits invertébrés, réduisant naturellement les nuisibles, les pesticides et les maladies.


🌱 Nettoyage naturel et recyclage

Elle consomme aussi des restes organiques et des animaux morts, limitant déchets biologiques, bactéries et maladies.


🌳 Régénération des forêts

En consommant fruits et végétaux en petites quantités, elle disperse les graines et favorise la régénération forestière.


🦉 Maillon de la chaîne alimentaire

Elle nourrit certains prédateurs et maintient l’équilibre entre espèces. Sa disparition provoquerait un déséquilibre écologique majeur.


⚠️ Si elle disparaît

Augmentation des nuisibles, plus de parasites et maladies, déséquilibre des sols, appauvrissement des forêts, perte d’un régulateur naturel essentiel.


🌍 Protéger la zarigüeya, c’est protéger la forêt


La zarigüeya n’est ni nuisible ni dangereuse.

C’est un allié silencieux de la nature et de l’être humain.

La respecter et sauver ses petits quand c’est possible, c’est agir concrètement pour la santé de nos forêts et de notre environnement au Paraguay.








Le Système aquifère Guaraní

Le Système aquifère Guaraní est un immense réservoir souterrain d’eau douce situé sous l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.


Il s’agit de l’une des plus grandes réserves d’eau douce au monde, couvrant environ 1,2 million de km².


Contrairement à un lac souterrain, l’eau est stockée dans des roches poreuses, comme dans une éponge.


Son volume est estimé entre 30 000 et 50 000 km³ d’eau, bien que seule une partie soit réellement exploitable.


The Guarani Aquifer System is a vast underground freshwater reservoir located beneath Argentina, Brazil, Paraguay, and Uruguay.


It is one of the largest freshwater reserves in the world, covering approximately 1.2 million km².


Unlike an underground lake, the water is stored in porous rocks, similar to a sponge.


Its volume is estimated between 30,000 and 50,000 km³ of water, although only part of it is actually exploitable.


El Sistema Acuífero Guaraní es un enorme reservorio subterráneo de agua dulce ubicado bajo Argentina, Brasil, Paraguay y Uruguay.


Se trata de una de las mayores reservas de agua dulce del mundo, con una superficie de aproximadamente 1,2 millones de km².


A diferencia de un lago subterráneo, el agua se almacena en rocas porosas, como una esponja.


Su volumen se estima entre 30.000 y 50.000 km³ de agua, aunque solo una parte es realmente explotable.


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Associations pour l'environnement et animaux


🌿 Associations Citoyennes & Initiatives de Gestion des Déchets


Ces groupes sont axés sur l'action directe (nettoyage, recyclage) et sont très actifs sur les réseaux sociaux.


Paraguay Sin Basura


· Mission : Organisation citoyenne promouvant un Paraguay sans déchets à travers des actions de ramassage et de sensibilisation.

· Contact :

· Instagram : @paraguaysinbasura

· Facebook : Paraguay Sin Basura

· Email : paraguaysinbasura@gmail.com

· À noter : Partage des conseils pratiques et des annonces d'événements.


Mi País Sin Residuos


· Mission : Plateforme qui connecte les citoyens, les recycleurs et les entreprises pour faciliter le recyclage à l'échelle nationale .

· Contact :

· Site web : mipaissinresiduos.com.py

· Carte interactive des points de collecte sur leur site.

· À noter : Projet soutenu par la Fundación Moisés Bertoni .


Autres Acteurs du Recyclage (Contacts Utiles)


· Soluciones Ecológicas (Réseau d'Ecopuntos) : Carlos Jara, +595 971 997 971 (WhatsApp) .

· Yaguarete Reciclaje (Carton/Papier) : Ligne gratuite 0800 110 801. Email : rse@cysa.com.py .

· Recicladora El Rubio (Spécialisée Polystyrène) : +595 981 421 936 .


🐾 Organisations de Conservation de la Nature


Ces ONG travaillent sur la protection de la biodiversité, des habitats et des espèces.


Guyra Paraguay


· Mission : Conservation de la biodiversité, avec un accent particulier sur l'avifaune et les écosystèmes.

· Contact :

· Site web : guyra.org.py

· Leurs réseaux sociaux (Facebook/Instagram) sont très actifs pour les événements.


WWF Paraguay


· Mission : Bureau local du Fonds Mondial pour la Nature, travaillant sur la protection des espèces et des habitats.

· Contact :

· Site web : wwf.org.py

· Formulaire de contact pour le réseau de volontariat sur leur site .


Fundación Moisés Bertoni (FMB)


· Mission : ONG historique de conservation, gestion de réserves, recherche et projets éducatifs communautaires.

· Contact :

· Site web : mbertoni.org.py


Iniciativa Amotocodie


· Mission : Défense du Chaco paraguayen et des droits des groupes indigènes Ayoreo en isolement volontaire.

· Contact :

· Site web : iniciativa-amotocodie.org


🦜 Autres Initiatives et Points de Contact


Programa de Apoyo Voluntario en Áreas Protegidas (PAVAP)


· Mission : Programme de volontariat pour soutenir les gardes-parcs dans les aires protégées (surveillance, éducation environnementale).

· Contact : Géré par OPADES. Site web :

opades.org.py/pavap/

Unité de Zoonose - Municipalité d'Asunción


· Mission : Service public pour les dénonciations concernant les animaux sauvages détenus illégalement ou les animaux abandonnés.

· Contact : Téléphone +595 21 663 368 (de 7h00 à 12h00) .


Autres initiatives mentionnées précédemment : Para La Tierra, A Todo Pulmón Paraguay Respira, Asociación Ecologista del Jardín Botánico, Ecolidarios Paraguay, PRO COSARA, Alternativa, Centro de Conservación de la Biodiversidad - Itaipú.



Groupe WhatsApp

https://www.instagram.com/atrevidos.py?igsh=azZxcTYzMGptYmRw



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Le Bosque Atlántico

Le Bosque Atlántico est l’un des écosystèmes les plus riches et les plus menacés d’Amérique du Sud. Il s’étend sur le Brésil, le Paraguay et l’Argentine et couvrait autrefois plus de 1,3 million de km², formant un corridor naturel continu. Aujourd’hui, il ne reste qu’une fraction de cette forêt, fortement fragmentée.

Cette forêt tropicale et subtropicale abrite une biodiversité exceptionnelle, des jaguars aux toucans, avec de nombreuses espèces endémiques. Elle joue un rôle vital dans le climat : ses arbres régulent les pluies, stockent de grandes quantités de CO₂ et contribuent à maintenir des températures modérées et un cycle de précipitations stable.

La fertilité des sols, particulièrement la célèbre terre rouge, a attiré l’agriculture intensive, l’élevage et l’exploitation du bois. Cette pression humaine a entraîné la disparition de 80 à 90 % de la forêt originale et menace la survie de nombreuses espèces. La fragmentation empêche les animaux de circuler et réduit la résilience des écosystèmes.

Protéger ce qui reste du Bosque Atlántico est essentiel pour la biodiversité, pour les sols et pour le climat de toute la région. Les fragments encore préservés, au Brésil, au Paraguay et en Argentine, sont les derniers refuges d’un écosystème unique qu’il est urgent de sauvegarder


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Retour d'expérience sur les achats d'arbres fruitiers dans les pépinières du Paraguay puis plantation

Avant que la saison ne soit très avancée, voici un retour d'expérience sur l'achat d'arbres fruitiers à des pépinières (au sens large) paraguayennes pour constituer un verger bio très diversifié en m'inspirant des principes de la permaculture (et aussi un peu de la syntropie).

En introduction, un paradoxe, le climat du Paraguay semble très favorable aux fruitiers, la quasi absence de gel permet une très grande diversité... mais souvent les fruits du commerce sont importés, ils contiennent généralement des pesticides, et leur goût peut être décevant... même si sur des marchés on peut parfois tomber sur des pépites, avocats délicieux, mangues succulentes...

Les locaux ont souvent quelques arbres fruitiers dans leurs cour, mais en fait la diversité est assez faible ; le traditionnel manguier, qui apporte beaucoup d'ombre, parfois quelques agrumes, des bananier qui souvent prolifèrent sans contrôle et du coup produisent peu, palmiers paraguayens épineux qui donnent de petites noix, néflier du japon...

A noter qu'Ici il n'existe pas vraiment de culture de la variété pour un même type de fruit... au mieux c'est très partiel, comme "mangue paraguayenne / mangue brésilienne", ou "vigne française (laquelle ?), vigne blanche, rouge, rose, sans qu'on sache précisément ce qui se cache derrière...

Corollaire (?) il semble que peu d'attention soit apportée à la sélection des meilleurs fruitiers. Quand vous goûtez des fruits chez les paraguayens, ils vous diront tous qu'ils sont excellents, alors que bien souvent ils sont assez communs, surtout pour les agrumes. Peu d'arbres sont greffés, manifestement on laisse faire le hasard de la nature... et de toute manière, les paraguayens mangent peu de fruits "brut", ils font plutôt des jus en ajoutant de l'eau et du sucre...

Les bananes sont aussi souvent récoltées extrêmement tôt, vertes, pour les protéger des prédateurs, elles finissent de mûrir à l'intérieur, mais du coup ont moins de goût et surtout moins de minéraux... l'abondance serait-elle la solution pour qu'il y en ait pour tout le monde ?

Dans ce contexte, j'ai décidé il y a un an et demi de planter un verger apportant une très grande diversité de fruits.

Mon terrain est à Nueva Alborada (Itapua, la région d'Encarnacion) donc je n'ai pas spécifiquement recherché des pépinières dans la région de la capitale, même si je ne les ai pas écartées non plus.

J'ai aussi regardé du côté de Posadas en Argentine, mais a priori l'importation de végétaux par les simples mortels est strictement interdite, donc je n'ai pas poursuivi...

J'ai cependant découvert ensuite qu'il existe des filières d'importation de fruitiers moins courants, notamment du Brésil... mais ça se passe entre "professionnels"...

J'ai surtout cherché sur le net au départ, et les infos présentes sont très pauvres, et mal organisées... pratiquement pas de sites web, quelques pages facebook qu'il faut scroller à l'infini si on a de la chance que des arbres fruitiers soient présentés (de toute façon le vivero en a probablement plus que ce qu'il présente) et en général pas de prix affichés donc impossible de faire des comparaisons préalables...

Saison 1 : 2025

- Premier achat en juin 2025 : Vivero (pépinière) Colonias Unidas à Obligado : Assez grande diversité de fruitiers, plantes en bon état, prix un peu élevés par rapport à ce que j'ai obtenu ensuite ailleurs. L'étiquetage des plantes a été fait. Les arbres ont assez bien tenu, sauf dans une zone où ruissellent des eaux pluviales, je suis en train de la drainer. 

A noter que j'avais évité de planter manguiers, bananiers et papayers à ce moment-là car on m'a dit que les jeunes plants supportent mal de froid.

- Dans la foulée, juin 2025 aussi; Vivero Amambay au nord ouest d'Encarnacion, près de la ruta 1 : C'est une grande et belle pépinière, il y a beaucoup de choses en plus des fruitiers. Diversité moyenne des fruitiers, le pépiniériste, assez jeune et très sympa, connaît visiblement bien son affaire, mais il est incapable de donner par mail ou sur le facebook du vivero une liste a peu près complète des fruitiers qu'il propose.. donc allez sur place et prévoyez plusieurs heures pour déambuler, voir ce qu'ils ont et discuter... Ils ont notamment une belle collection d'agrumes. J'ai demandé qu'il mette les noms sur les différents fruitiers achetés, le gars l'a fait, mais je n'ai pas vérifié en détail et les variétés des agrumes n'étaient pas indiquées... tout vérifier😉

Leurs prix sont hyper raisonnables, d'autant que le pépiniériste ne pousse pas à la consommation. Je préfère prendre de petits arbres car souvent les arbres dont la partie aérienne est beaucoup plus développée que la partie racinaire reprennent lentement, et le pépiniériste a joué le jeu et m'a donné des plantes assez petites... pas chères... mais qui ont très bien poussé ensuite...

Ils ont aussi une zone dans laquelle ils font des huiles essentielles, ils ont du matériel de distillation, la patronne (mère du pépiniériste?) avait fait à Domi Perri et moi une démo très intéressante l'an dernier...

Ensuite nouvelles commandes fin août 2025

- Shopping Plantar : Ils sont situés au nord de la région orientale. Ils ont quelques fruitiers que les pépinières classiques n'ont pas, mais sont aussi un peu plus chers... Les arbres ont été livrés assez vite, directement à destination, ils sont arrivés en bon état, mais aucun non sur les pots🙁

- Vivero Mandala : ils sont du côté de Colonia Independencia (la patronne Seline est visiblement allemande... et polyglotte...). Luxe inouï pour le Paraguay, ils ont un site internet (en 3 langues!). On peut même envoyer une commande en ligne... mais pas payer en ligne, on fait juste une sorte de réservation en ligne, et ensuite on paye (d'avance) la commande par transferencia. J'avoue avoir eu un peu peur à la première commande, très conséquente, mais il y a une vraie activité derrière... 

Mandala c'est la rolls des pépinières du Paraguay en termes de diversité... ils ont un paquet de choses que les autres viveros n'ont pas... mais au niveau prix, ça se paye... ils sont largement les plus chers... et certains prix (mais pas tous ont flambé entre 2025 et 2026...). Donc ne leur prevez QUE ce que vous ne trouvez vraiment pas ailleurs et qui vous intéresse beaucoup...

Je ne suis pas sûr qu'ils aient une activité physique réelle, je n'ai pas trouvé leur adresse précise, et ils commandent manifestement beaucoup à des sous traitants.

Quand on commande sur le site on s'attend à ce que les plantes disponibles arrivent rapidement... et bien non... j'ai commandé fin août, après le paiement on m'a indiqué que pour certaines plantes il y avait une attente conséquente, ils m'on proposé de fractionner la commande j'ai accepté, et du coup une première partie de la commande est arrivée fin septembre... et l'autre moitié début novembre...

Les noms étaient bien indiqués sur les plantes, par contre la livraison de la première commande a été catastrophique... j'avais payé (assez cher) pour une livraison a Nueva Alborada, mais le chauffeur n'avait pas le droit de quitter l'asphalte,donc il est reparti et il a fallu trouver une camionnette et aller chercher les plantes à Encarnacion... un bin's... Domi et Vic m'ont sauvé ce jour-là...

La deuxième commande avec un autre transporteur s'est beaucoup mieux passée... mais début novembre c'était tard, j'ai eu peur que les arbres reprennent mal, mais en fait non, grâce aux abondantes et assez régulières pluies d'Itapua, on a eu un bon 90 % de taux de survie... beaucoup plus qu'en Europe, ou je devais souvent me satisfaire d'environ 70 % pour la première année.

Nous avions aussi peur d'avoir une assez longue sécheresse en été comme l'année précédente, donc le raccordement du terrain à l'eau courante a été fait, mais heureusement nous n'avons pas eu à l'utiliser... 

Saison 2 - 2026

- Je suis membre de l'association de la pastorale socials de Nueva Alborada, qui regroupe des petits producteurs agricoles qui se sont orientés vers le bio, et comme une "consoeur" a, à titre d'activité complémentaire, un invernadero, une serre qui propose des végétaux (pas forcément produits en propre) j'ai choisir de lui commander a partir de juin 2026 non seulement des arbres fruitiers ou producteurs de biomasse, mais aussi des aromates, tubercules alimentaires, légumes pérennes, engrais verts.., pour "densifier" les lignes d'arbres. Elle a ses propres filières, y compris au Brésil, ce qui m'a permis de trouver certains fruitiers rares à des prix plus accessibles que ceux de Mandala.

- J'ai découvert sur un groupe d'échange de graines un "multiplicateur" d'arbres fruitiers, Julio Ayala, je ne pense même pas qu'il possède une pépinière ayant pignon sur rue, mais il propose pas mal de fruitiers, souvent natifs du Paraguay et connaît bien les fruitiers (noms en espagnol, latin, parfois guarani...). Je l'ai contacté en juin, et au fil du temps il me disait ce qu'il avait réussi à multiplier et on rajoutait un exemplaire de chaque à la commande.

En fait au départ je lui ai envoyé par transferencia la moitié de la valeur de la commande sur ce qu'il avait de dispo dès le début, pour lui montrer ma motivation, il a bien apprécié, et je n'ai pas eu à le regretter. Début août il m'a envoyé une commande pour que je puisse commencer à planter. Le transporteur (Tiemsa) qui enlève dans sa zone (San Pedro del ycuamandyyú) ne livrait pas à Nueva Alborada, des amis de Capitan Miranda ont accepté de recevoir la commande (merci V & V !) et tout est arrivé en parfait état, emballé dans des cagettes super costaud, les mottes de terre complètement enveloppées de plastique n'ont pas du tout séché, nickel au niveau efficacité... 

- Ensuite Julio m'a encore envoyé une deuxième commande avec quelques végétaux supplémentaire, et comme je lui avais demandé d'essayer de me trouver des rhizomes de bambous géants paraguayens Guadua Chacoensis, il est allé m'en récolter 2 dans le voisinage et les a joint en cadeau. Ça a été la bonne surprise de l'année, je compte lui commander toutes ses "nouveautés" l'an prochain, n'hésitez pas à le contacter de la part de Nicolas le français (je ne gagne bien sur absolument rien, mais soyez correct avec lui SVP !) whatsapp : +595 986 965428

- Je voulais aussi commander des végétaux et graines d'engrais verts à l'autre personne la plus dynamique du groupe d'échange de graines, mais pendant longtemps aucune réponse, ensuite il m'a dit que son téléphone avait été cassé (ce qui ne l'empêchait pas de relayer tout un tas de videos sur l'autonomie...) puis quand j'ai renvoyé ma commande (basée sur les produits présents sur sa boutiques whatsapp) il m'a dit qu'il n'avait plus tout... qu'il allait voir... puis plus rien malgré les relancer... du coup j'ai annulé ma commande vers le 20 août... 

- Enfin Mandala, à beaucoup plus petite dose, pour les choses que je ne pouvais pas avoir ailleurs. J'ai renoncé à certains arbres vu les prix... 450 000 guarani pour un arbre à durian... ca pue😉

Un fois encore ca a été un vrai cirque pour le transport... confusion entre date d'arrivée et date de départ de la marchandise, la patronne du vivero avait appelé avant le transporteur (Occidental express) pour vérifier qu'ils livraient toujours Nueva Alborada, la secrétaire l'avait assuré que oui, donc ils ont chargé la marchandise, qui a ensuite été ramenée car "nous le livrons plus Nueva Alborada", la patronne a donc rappelé, elle a eu le patron de la société de transport qui l'a assuré qu'ils livraient toujours Nueva Alborada, donc elle a pris sa voiture pour aller amener les plantes au dépôt du transporteur à Villarrica.

Les plantes devaient être livrées à l'adresse indiquée lors de la commande... mais les livreurs nous ont appelé pour qu'on aille chercher les colis à l'une des station service de Nueva Alborada, car ils n'avaient pas plus de précisions sur la destination... qui était pourtant écrite en gros sur tous les colis... 

Aujourd'hui je dois être à à peu près 130 fruitiers différents, en fait c'est difficile de compter précisément, car j'ai parfois commandé le même arbre à des pépinières différentes en me disant que j'aurais peut-être des variétés différentes...

Dans une logique qui frise le conservatoire, je compte continuer à planter l'an prochain à la même époque, mais en plantant moins, je vais me concentrer sur des arbres/variétés ou végétaux qui ne sont pas encore dans ma "collection" ou qu'il faut remplacer. 

Domi Perri compte aussi planter bientôt une bananeraie juste à côté du verger, abondance abondance...

Quelques remarques complémentaires ;

- Transport ; Vous l'avez compris, c'est très compliqué, parfois même carrément la m...

Peu ou pas d'anticipation sur la livraison (pas pratique car on est bloqué à la maison...), en gros quand tout va bien ils préviennent quand ils sont arrivés... certains chauffeurs n'ont pas le droit de quitter les routes goudronnées... même si l'adresse prévue dès le départ est en dehors... disons que c'est au mieux chaotique...

Si quelqu'un monte ici une société de transport de marchandise fiable (avec des robots ?), il va faire fortune... 

- "Logique botanique" à revoir complètement.

Le Paraguay est une autre planète par rapport à l'Europe. Même ou surtout ceux qui ont une expérience botanique en Europe doivent tout réapprendre ;

Un exemple : en Europe les myrtilles ne poussent que sur des terrains TRES acides, ou peu d'autres fruitiers résisteraient.

Ici j'ai planté en juin 2025 des myrtilles (américaines, à gros fruits) et en septembre j'avais déjà les premiers fruits... certes les terrains de la zone sont plutôt acides, mais pas tant que ça, et surtout ça n'empêche pas une très grande diversité de fruitiers d'y pousser aussi...

- Les "vicios"

Beaucoup de locaux m'ont mis en garde contre tous les prédateurs des fruits et légumes... multiples insectes, oiseaux, et même petits singes des bois des environs.

Le pire est manifestement les fourmis coupeuses de feuilles qui peuvent vous "déshabiller" un grand arbre de toutes ses feuilles en une seule nuit...

les locaux ont une solution radicale et rapide... le poison... un peu raide quand même...

Il y a aussi le riz imprégné de moisissures d'agrumes, qui tuerait les champignons qui décomposent les feuilles dont se nourrissent les fourmis coupeuses de feuilles... j'en ai préparé d'avance pour la prochaine invasion sur mon terrain... on verra si ça fonctionne...

De toute façon je m'attends à des déconvenues.... à nouvel environnement, nouvelles galères... ca fait partie de l'apprentissage...

Mais je ne pense pas que ce sera pire qu'en Europe, avec ses périodes de gel + sécheresse + carpocapses hyper agressifs... ici la pause hivernale est bien plus courte et partielle...

- Technique de plantation des fruitiers.

En Europe, il est souvent recommandé de faire des grands trous cubiques de 60*60*60 cm.

Je sais que certains le pratiquent ici aussi, pour ma part je me suis basé sur la technique de Fred Ottiger, en gros 30*30*30 cm (c'est déja pas mal quand la terre argileuse a été tassée pendant des années par les engins agricoles...) et j'ai été très satisfait du taux de reprise des arbres. Le record est un bananier planté en novembre 2025 qui en moins d'un an à trois pieds de 4 m... deux pieds vont devoir bouger... sans parler de 4 plus petites pousses qu'on pourra prélever pour les utiliser dans la bananeraie de Domi...

- Arrosage ; Nous avons toujours bien arrosé les arbres à la plantation, pour que la terre colle bien aux racines. J'ai aussi fait avec la terre de petites "cuvettes" autour des arbres, en mettant aussi un peu de paillage qui était disponible. Par la suite il y a eu des pluies assez régulières, même l'été, donc il n'y a plus eu du tout d'arrosage 

- Marquer l'emplacement des arbres :

Les "youyou" (herbes) poussent très vite et très haut, donc même si comme moi vous plantez en lignes à intervalles à peu près réguliers, marquez l'emplacement des arbres.

Les "tournesol du mexique" / titonias qui font de belles fleurs jaunes sont pratiques, et donne de la matière organique pour les paillages, mais de les mettez pas trop près des arbres, laissez au moins 50 cm voire un 1 m de distance pour ne pas les étouffer.

Sinon vous pouvez utiliser des piquets, si vous avez aussi un bosquet prélevez avec mesure des arbustes de 2-3 cm de diamètre, souvent les bois sont extrêmement durs et résistants, plus que ce qu'on connaît en Europe, sauf peut être les robiniers... 

Voilà, j'espère que ça aidera ceux qui envisagent de planter des arbres fruitiers, 

Un grand merci à Fred Ottiger, Domi Perri et à tous ceux qui m'ont donné beaucoup d'infos précieuses pour ma démarche. 

11/09/2026

Nicolas de Castelnau

PS : Video filmée par drone au dessus du terrain en septembre 2025 :

https://www.youtube.com/watch?v=-cGhuXOZR6U